Description

Château de Cerqueux

Château de Cerqueux est situé dans la région de Centre-val-de-loire. L'adresse exacte est Château de Cerqueux, Josnes, Loir-et-Cher, France.

La région Centre-val-de-loire de France compte de nombreux châteaux de grande importance et en très bon état de conservation. Il existe plusieurs itinéraires touristiques où ces fantastiques monuments architecturaux sont visités.

Pratiquement tous les châteaux du Centre-val-de-loire (et de toute la France), sont libres d'accès mais il faut payer un billet d'entrée. Sur ce site, nous essayons de maintenir ces prix à jour pour votre information, ainsi que si vous avez besoin d'une réservation préalable en période de forte affluence.

Étant donné que les prix et les horaires peuvent changer sans nous laisser le temps de les mettre à jour, pour connaître les données exactes, vous pouvez :

Description (de l'entrée Wikipedia)

Les Cerqueux est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Son territoire, situé à l’extrême sud du département, est essentiellement rural.

Sa proximité avec le département des Deux-Sèvres est telle que la mairie et l'église des Cerqueux en sont situées à moins de 300 mètres, accroissant l'attractivité de la commune (économique et scolaire) sur les fermes et villages proches de Nueil-les-Aubiers et de l'ancienne commune de Saint-Aubin-de-Baubigné intégrée à Mauléon.

Géographie

Localisation

La commune angevine des Cerqueux se situe dans le sud du département, à 19 km au sud-est de Cholet et à 53 km au sud d'Angers. Elle fait partie du département de Maine-et-Loire et de l’arrondissement de Cholet.

Le bourg, situé sur un plateau de 148 m d’altitude, est traversé par la départementale 147 allant des Deux-Sèvres, et provenant de Saint-Aubin de Baubigné, vers Somloire et Vihiers. C’était, il y a trois siècles, la seule voie de communication empierrée figurant sur les cartes officielles. La départementale 148, venant d’Yzernay, aboutit aussi dans la commune. Au XVIIIe siècle il ne s’agissait que d’un chemin épousant les mêmes contours que la route actuelle.

Sa superficie actuelle est de 1 386 hectares. Cette surface était sensiblement plus importante au XVIIIe siècle, quand le domaine de la Sévrie faisait partie de la paroisse avant d’être rattaché aux Deux-Sèvres et donc à Saint-Aubin-de-Baubigné au moment de la Révolution.

Sa longitude est de 0° 38’ 26 ouest et sa latitude de 47° 00’ 01 nord, la même que Québec.

Communes limitrophes

Les communes les plus proches sont Somloire (4,6 km), Yzernay (5,3 km), Nueil-les-Aubiers (7,8 km), Saint-Aubin de Baubigné (8 km), Etusson (9,7 km).

Géologie et relief

Géologiquement rattaché aux Mauges, le sous-sol appartient au Massif armoricain, composé essentiellement de terrain métamorphique (granit) et de schiste. Ce sous-sol granitique a justifié la présence de deux carrières d’extraction sur la commune.

Comme dans l’ensemble du Massif armoricain, la masse de roches constituant l’essentiel du sous-sol a été soulevée et fragmentée durant l’Ère primaire (plissement hercynien). Les déformations ont été accompagnées et suivies de phases d’érosion provoquant l’émergence de collines arrondies, développées en majeure partie dans les granits.

Comme en Vendée et dans le Poitou tout proche, les points culminants correspondent aux sommets de ces collines et portent parfois le nom de Puy : Puy Crapaud à Pouzauges avec 269 m, Puy Louet aux Aubiers avec 173 m, Puy Aubrun aux Cerqueux avec près de 186 mètres.

Le bourg de la commune, est placé au centre du territoire variant du plus bas à 139 m jusqu’au plus haut à 186 m.

Topographie

Son territoire se situe sur l'unité paysagère du plateau des Mauges. Le paysage des Cerqueux s’apparente à celui de la Vendée bocagère avec les arbres et les haies encore très présents. Comme dans tout le bocage, la plupart des champs sont entourés de haies vives où poussent chèvrefeuille, églantier, houx, aubépine et sureau.

De même qu'en Vendée, la tuile (canal ou tiges de botte) est employée quasiment partout dans l'habitat rural alors que l’utilisation du schiste et du granit dans les constructions anciennes évoque aussi la Bretagne toute proche.

On ne trouve que peu de bois ou de taillis sur la commune, à part près de l'ancien château de Daillon. Ce même village de Daillon était, jusqu’à une période récente, le seul à posséder un étang digne de ce nom, quoique situé sur la commune de Somloire.

Hydrographie

Aucune rivièred’importance n’irrigue ni ne traverse la commune. Seul, le ruisseau LaPommeraye qui prend sa source dans l’étang du Moulin de la Sévrie, délimite plus ou moins lesfrontières des Cerqueux et donc du Maine-et-Loire avec les Deux-Sèvres tout proches, entre le village du Plessis et celui de LaSallée. Il rejoint l’Ouère à Somloire avant quecelle-ci ne se jette dans l’Argenton qui rejoint lui-même le Thouet, affluentde la Loire dans laquelle il se fond à Saumur.

Ainsi la commune possèdela particularité d’avoir deux bassins versants et donc deux schémas d'aménagement et de gestion des eaux(SAGE). Celui du Thouet pour laraison évoquée ci-dessus, le second étant celui de la Sèvre Nantaise.

La ligne de partage des eaux des deux versants passe, à son sommet, au niveau des bâtiments d’exploitationde la ferme de Roulais.

Climat

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs.

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat complétée par des études régionales prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cholet », sur la commune de Cholet, mise en service en 1965 et qui se trouve à 19 km à vol d'oiseau,, où la température moyenne annuelle est de 11,9 °C et la hauteur de précipitations de 777,5 mm pour la période 1981-2010.Sur la station météorologique historique la plus proche, « La Roche-sur-Yon », sur la commune de Roche-sur-Yon, dans le département de la Vendée, mise en service en 1984 et à 70 km, la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000, à 12,1 °C pour 1981-2010, puis à 12,4 °C pour 1991-2020.

Urbanisme

Typologie

Les Cerqueux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee,,,.

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cholet, dont elle est une commune de la couronne. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (97,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (39,3 %), terres arables (34,9 %), prairies (21,4 %), zones urbanisées (4,4 %).

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Toponymie et héraldique

Toponymie

Au fil du temps, la paroisse puis la commune se verront nommées de bien d’autres façons jusqu’à l’appellation « les Cerqueux » actuelle : 1309 Serquex de Maulévrier, 1448 Sarcofaye, 1648 Sercueils de La Séverie, 1652 Serqueux de Maulévrier, 1668 Cercofagi de Monlevro, 1790 Les Cercueils de Maulévrier, Les Cerqueux de Maulévrier, 1996 Les Cerqueux (Journal officiel du 10 août 1996).

Mais peut-être l’étymologie du nom « Cerqueux » remonte-t-elle à des époques plus anciennes. Le mot Cerqueux pourrait être un vieux mot gallo-romain dérivé du mot latin Circus, cercle, et synonyme de Chromlech, mot moderne formé avec des racines celtiques (chrom, cercle et lech, pierre sacrée).

Jean Alexandre, linguiste et traducteur, fait naître l’étymologie des Cerqueux depuis « cercueils », dérivé du latin sarcofagus, le mot cercueil désignant alors un tombeau. On peut en déduire qu'il s'agissait d'un lieu de sépulture pour les premiers seigneurs de Maulévrier. Tout en précisant qu'aucun seigneur de Maulévrier n'y fut jamais enterré.

Nom des habitants (gentilé) : Les Cerquois, Cerquoises.

Héraldique

Histoire

Préhistoire

On a trouvé sur le territoire de la commune deux haches de pierre polie en diorite (dont une est au musée de Cholet). Les lieux dits Le Vas des pierres, La Pierre Levée, le Grand et le Petit Chiron, semblent révéler un habitat préhistorique.

Aucun vestige gallo-romain ne subsiste aux Cerqueux. Pourtant, des traces d’une station romaine ont été évoquées au village de La Grande-Troche, tout près de la voie romaine menant d’Angers à Saintes.

Par contre, les monuments celtiques abondent – ou plutôt abondaient – aux Cerqueux, dans un périmètre circonscrit aux Foucheries (Petite et Grande), à la Petite et Grande Troche et à la Gagnerie.

Il ne fait aucun doute que les Cerqueux ont abrité d’importantes nécropoles néolithiques. Voici ce qui était relaté dans le Bulletin des antiquaires de l’ouest : « Monsieur Gillot signala sur la voie romaine menant de Saintes à Angers le lieu-dit « Les Cerqueux de Maulévrier ». Cerqueux, dont les formes anciennes sont serqueu, Serqueuil, Sarco, Sarchia, traduites ici par « Cercueil, Sépulcre, Sarcophage ». Les archéologues connaissent ces anciennes nécropoles dont l’importance d’alors n’est pas en rapport avec la population actuelle des localités. Nul doute que Les Cerqueux de Maulévrier n’aient possédé une ancienne et importante nécropole dont ils ont tiré leur nom ».

Moyen Âge

La paroisse des Cerqueux appartenait au XIIe siècle à l’abbaye Saint-Jouin de Marnes, mais elle est sans doute de création plus ancienne. C’est dans la bulle de 1179 ou Nicolas, prieur de Saint-Jouin-de-Marnes, obtient du pape Alexandre III la reconnaissance des possessions de l’abbaye que l’on voit apparaître pour la première fois la mention de l’église des Cerqueux de Maulévrier : Ecclesiam de Sarcos de Malebrario.

Au XIIe siècle, le seigneur temporel de la paroisse était d’abord le comte de Maulévrier, puis celui de la Sévrie. La terre formait une châtellenie avec un château fort détruit dès le milieu du XIVe siècle, et alors transférée à La Sévrie. Guillaume des Cerqueux, né au début du XIVe siècle, était qualifié, en 1367, comme seigneur de la Sévrie. De son union avec Marie des Cerqueux, il eut un fils, Macé. Ce dernier eut une fille, Jeanne des Cerqueux, dame de la Séverie. Celle-ci épousa, au début du XVe siècle, Jean du Puy du Fou, dont elle eut un fils, Maurice du Puy du Fou. Jean du Puy du Fou décéda avant 1473 et fut inhumé dans l’église des Cerqueux. Sa veuve, Jeanne des Cerqueux, dame de la Sévrie, se remaria alors avec Guy de Rochefort qui obtint, en 1479, la permission du seigneur de Maulévrier d’avoir son banc et ses armoiries dans l’église des Cerqueux. Guy de Rochefort décéda à son tour.

Ancien Régime

Maurice du Puy du Fou, le fils de Jean du Puy du Fou et de Jeanne des Cerqueux, épousa N. de Maumusson en 1485. Il en eut un fils, René du Puy du Fou. René devenait donc le légitime Seigneur de la Sévrie. Mais c'était sans compter avec sa grand-mère, Jeanne des Cerqueux, qui, en troisièmes noces, avait épousé Jacques de Daillon dont elle avait eu un fils, Pierre de Daillon. Les Daillon tentèrent alors de s'arroger la châtellenie des Cerqueux au détriment des Puy du Fou. S'ensuivirent procès sur procès au cours du XVIe siècle. Survinrent alors les guerres de religion qui touchèrent durement la paroisse. Eusèbe Ier du Puy du Fou était alors Seigneur de la Sévrie, gouverneur de La Garnache et Lieutenant-Général au gouvernement du Poitou. Il s'engagea fortement dans les rangs de la Ligue catholique et guerroya assidûment dans la région pendant la seconde partie du XVIe siècle.

En représailles, son château de la Sévrie fut brûlé le 31 janvier 1596 par les huguenots commandés par le Capitaine Baudouin, tenant pour le Roi au château de Vezins. C’est dommage car le même jour le Comte de La Rochepot accordait une trêve qui ne sera connue que le 4 février 1596.

Les guerres de religion en sommeil, les procès débutèrent entre les seigneurs de La Sévrie et les seigneurs de Maulévrier, toujours dans le but de s'approprier des droits sur la paroisse des Cerqueux. Le seigneur de Maulévrier, Gouffier de Roanne, souhaitait « tirer les marrons du feu » à l'issue du conflit récurrent opposant le Puy du Fou aux Daillon. Ces procès durèrent pendant toute la première moitié du XVIIe siècle.

Eusèbe Ier du Puy du Fou eut deux enfants : Suzanne qui épousa Philippe de La Haye Montbault ; et Eusèbe II qui épousa Louise Françoise Tiraqueau. Cette dernière, après le décès d'Eusèbe II et son remariage avec Mr de Neuillant, gouverneur de Niort, fut nommée tutrice de Françoise d'Aubignéqu'elle hébergea quelque temps à la Sévrie. Dès son arrivée, Françoise d'Aubigné fit office de servante. Chaussée de sabots, elle allait garder les dindons vêtue d'un loup et d'un chapeau de paille pour protéger son teint car la mode était aux carnations de nacre. Madame de Neuillant décida de confier l'éducation religieuse de Françoise au prêtre de la paroisse des Cerqueux. Jeune encore, Françoise d'Aubigné épousa le poète Scarron puis devint la maitresse et enfin l'épouse morganatique de Louis XIV sous le nom de Madame de Maintenon.

La branche des Puy du Fou n'ayant pas produit d'héritier, vont alors succéder des descendants par les femmes, les La Haye-Montbault. En 1767, François Abel Jameron, seigneur du Coudray-Montbault, prend le titre de baron de La Sévrie.

La Révolution sonnera le glas de cette puissante demeure qui cessera alors d’être, comme on disait autrefois, « habitée noblement ».

La Révolution et les guerres de Vendée

La première municipalité des Cerqueux, remplaçant administrativement la paroisse auprès du pouvoir Royal de Louis XVI, fut élue en août 1787. Sur un électorat potentiel de 98 chefs de familles, seuls 26 purent voter compte tenu des conditions d’âge et surtout de revenus et donc d’imposition fixées. Paroisse essentiellement rurale, la cure des Cerqueux y possédait 1/5 des terres. C’était une des proportions les plus importantes des Mauges. De même, la présence d’un bureau de charité atteste de la relative pauvreté des habitants.

Lors de cette élection Jean-Joseph Brosseau, laboureur de 39 ans au village de la Grande Foucherie, fut nommé syndic. Il eut pour adjoints Pierre Simonneau, bordier à la Petite Troche et Pierre Bonin, laboureur à la Sallée. À eux trois ils payaient 20 % de la taille due par la paroisse.

Les cahiers de doléances de la paroisse furent rédigés le 4 mars 1789 dans une auberge du village. Ils ne diffèrent pas sensiblement de ceux des autres communes d’Anjou, réclamant principalement l’abolition de la gabelle et la suppression des avantages pécuniaires des nobles et ecclésiastiques.

Située au cœur de ce que l’on appellera plus tard la Vendée militaire, à 20 km de Cholet et 12 de Châtillon sur Sèvre, à 8 km du fief de Henri de La Rochejaquelein et 10 de celui de Nicolas Stofflet, la paroisse des Cerqueux n’a pas échappé aux évènements de 1793.

Même si certains combattants avaient déjà participé dès le mois d’août 1792 à l’attaque de Bressuire, le gros des troupes (2 compagnies de 40 hommes selon Pierre Devaud) fut levé début avril 1793 par Henri de La Rochejaquelein.

Les Cerqueux paieront un lourd tribut aux guerres de Vendée. Plus de 50 soldats furent tués (à titre de comparaison la guerre 1914-1918 ne fit « que » 31 victimes). Le bourg et les fermes avoisinantes furent incendiés deux fois. Une première fois le 1er janvier 1794 à l’issue d’un combat entre les troupes de La Rochejaquelein et les troupes du Général Grignon. Une seconde fois le 14 mars 1794 par la colonne infernale de ce même Grignon, suivant son rapport du 16 mars 1794 au Général Turreau. Notons enfin qu’il faudra 50 ans, soit deux générations, pour que la commune retrouve son nombre d’habitants d’avant la Révolution.

Les combats de 1799 aux Aubiers et de 1815 pendant les Cent-Jours ne firent pas d'autres victimes de la commune.

Pendant la Révolution, le château de la Sévrie fut vendu comme bien national. Chauvin Hersantfut le seul à se présenter aux enchères. Il eut la Sévrie à vil prix pour en faire bénéficier son gendre, Tonnet, qui habitait Niort. En 1900 la Sévrie était encore dans la famille Tonnet. Le propriétaire était le comte de Brie qui avait épousé une fille Tonnet.

Époque contemporaine

Trois jeunes hommes des Cerqueux disparurent pendant les guerres Napoléoniennes, un autre pendant la guerre de 1870 contre les Prussiens.

En ce qui concerne la Première Guerre mondiale, une source indique, mais sans citer de noms, que 33 habitants perdirent la vie. Le livre d'or des communes aux archives nationales recense quant à lui 32 noms. Enfin, le monument aux morts de la commune liste 31 morts, à l'identique du site spécialisé MémorialGenweb qui propose en outre médailles et photos de nombreuses sépultures des soldats tués.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, un habitant est tué et un autre porté disparu. De nombreux éléments du 6e régiment du génie d'Angers furent faits prisonniers des Allemands le 22 juin 1940 aux Cerqueux.

Un soldat perdra la vie lors de la Guerre d'Algérie.

Notables

Les maires

Depuis 1983, voir Administration municipale.

Maires aux Cerqueux, une histoire de famille : Pierre Hay (1785-1870) a été maire deux fois, de 1835 à 1840 puis de 1848 à 1856. Il était le beau-père (époux de sa mère) de Pierre-Athanase Papin (1808-1866) qui fut maire à son tour de 1840 à 1845. Celui-ci était le père d’Homère Papin (1850-1932), maire de 1900 à 1904, lui-même grand-père d’Yves Bignonet (1921-1990), maire de 1958 à 1977.

Les curés1475 : Jean Texier.1587-1647 : Pierre Devannes. Mort le 26 mars 1647 à 88 ans après 60 ans de cure. En 1615, il note l'importance des neiges qui ont duré du 2 février au 15 mars. En 1627, il signale l'assassinat d'un marchand de la paroisse qui se rendait à Angers.1648-1650 : Antoine Roudier. Installé le 16 janvier 1648 alors qu'il n'était encore que diacre.1650-1651 : Gabard. En 1651, un enfant est trouvé sur le mur du préau de la chapelle des Poizats. Il est baptisé par Mme de Laval, châtelaine de la Séverie, qui accepte de se charger de l'enfant.1653-1659 : Boudier. Nommé en 1659 prieur de Saint-Paul-du-Bois.1659-1663 : L. Gourichon. Installé le 2 avril 1659 jusqu'en avril 1663.1663-1684 : Aubin Brémond. De juillet 1663 à sa mort le 9 avril 1684 à 60 ans.1684-1685 : Fr. Sire. Du 19 mai 1684 à sa mort le 15 février 1685.1685-1690 : Pierre Cholet. Était auparavant prieur de La Romagne.1690-1727 : Jacques Pigeol. Précédemment curé d'Yzernay. Arrive aux Cerqueux le 16 mai 1690. Il acquiert l'emplacement de la cure et le cède à la fabrique. En 1700, il signe une convention avec M. De Montbault de la Sévrie pour la propriété de la cure. Mort le 6 avril 1727 à 70 ans.1727-1730 : Charles-Auguste de Bonnamy de Bellefontaine. Installé en mai 1727. Il était bachelier en Sorbonne.1730-1731 : Michel Pineau. Arrive aux Cerqueux en juillet 1730 et décède en juillet 1731.1731-1740 : Louis Gautronneau. Arrive en septembre 1731 et décède à 52 ans le 27 avril 1740. Inhumé le 28 avril 1740 sous la grande croix du cimetière.1740-1749 : René Coudrin. Installé le 18 mai 1740, mort le 9 octobre 1749 à 45 ans.1749-1759 : Mathurin Buffard. Arrive en novembre 1749 et décède le 19 mai 1759 à 51 ans. Fin 1751, il transigea avec Jeanne Baron, veuve de Philippe de la Haye-Montbault, pour la délimitation de certains biens.1759-1784 : Louis Metteaud. Arrive en septembre 1759, décède le 29 juillet 1784, à 70 ans.1784-1792 : André-Gervais Rabier. Originaire de Nueil-sous-Passavant. Arrive aux Cerqueux le 8 août 1784. Il est destitué le 11 avril 1792 et déporté en Espagne le 3 octobre 1792. On ignore son sort. Il faut lire la supplique adressée par les paroissiens des Cerqueux au ministre de l'Intérieur, le 8 novembre 1791, sous son sacerdoce, relative à la liberté du culte. Le dernier acte signé par le curé Rabier, sous la Révolution, date du 11 avril 1792, date de sa révocation. Les actes suivants sont signés par Chabirand, son vicaire. En mars et avril 1792, il baptise des enfants de Somloire avec la permission des officiers municipaux de cette commune. Il n'y avait sans doute plus de prêtre à Somloire à cette époque. On sait que le curé Rabier a embarqué pour l'Espagne grâce à cet article : « Le 3 octobre 1792, à onze heures et demie du matin, le citoyen Jean-François Ravoud, maître du chasse-marée Le Mandé, dit et déclare avoir embarqué à son bord pour conduire à Saint-Sébastien en Espagne, ou dans tout autre port de ce royaume, le nombre de huit prêtres insermentés : Antoine-Michel Boisard, ex-curé de Voultegon, Gervais Rabier, ex-curé des Cerqueux-de-Maulévrier, Julien Camus, ex-carme de La Flocellière, Louis-Jean-Joseph-Calixte Brillanceau, vicaire de Pouzauges-le-Vieux, Pierre Bichon, ex-vicaire de Vix, Aimé Boussinet, ex-vicaire de Saint-Hilaire-du-Bois, Jacques Pierre Garreau, ex-curé de Chanteloup, Jean-François Bazille, ex-vicaire d’Epernay ; auxquels est ajouté en séance, Jean Lafont, ex-curé de Saint-Maixent-sur-Vie ».1792 : Duret, curé constitutionnel. Les paroissiens des Cerqueux lui jetaient des pierres. Le curé Duret, assermenté, se présente aux Cerqueux le 6 mai 1792 pour prendre possession de l’église et de la cure. Il a relaté lui-même ce premier et très houleux contact après avoir été réduit à se retirer sous les injures et les menaces qui, pour la première fois, prenaient un accent de révolution insurrectionnelle.1795-1801 : Curé Jean-Baptiste Cesvet, originaire de Loudun. Il refusera de signer le concordat en 1801. Malgré l'arrivée du curé concordataire Avrillon en 1801, il reste aux Cerqueux, exerçant clandestinement son ministère et posant de grandes difficultés au curé officiel. Le curé Cesvet est arrêté en mars 1806 à la ferme de La Bourserie de Saint Aubin de Baubigné et enfermé au fort du Ham. Il y décédera en 1807. En 1818, la moitié de la population des Cerqueux est encore adhérente de la « petite Église » dissidente.1801-1810 : Avrillon. Curé concordataire. Il donne sa démission en janvier 1803 à cause des difficultés que lui pose le curé Cesvet. Il est renommé aussitôt, en novembre 1803, par l'évêque Mondault.1810-1814 : Papin. Auparavant curé de Trémentines. Est envoyé à Turin par Napoléon. De retour à Angers fin juin 1806, il est nommé curé des Cerqueux le 2 novembre 1810 puis curé d'Yzernay le 2 août 1814.1814-1846 : Mathurin Vaillant. Originaire du Voide, il arrive aux Cerqueux en octobre 1814 et y meurt en septembre 1846.1846-1850 : Hamelin. Vicaire du précédent, il devint curé de novembre 1846 à mai 1850 puis part curé de Loiré.1850-1874 : D. Reveillère. Il est originaire de La Tourlandry et y décède le 28 novembre 1874. La paroisse lui doit la construction du chœur de l’église.1874-1885 : G. Chauvin. De novembre 1874 à avril 1885.1885-1892 : Priou. De juin 1885 à septembre 1892.1892-1909 : Anatole Barbault. Originaire de Cholet, il y décède à l'hôpital et y est enterré.1909-1916 : Léon Saudreau. Part ensuite curé de Saint-Rémy-en-Mauges.1916-1917 : Auguste Menuau. Originaire du Mesnil-en-Vallée. Enterré aux Cerqueux en octobre 1917.1917-1948 : Joseph Braud. Né à Vezins le 17 juillet 1871. Arrive le 26 novembre 1917. Quitte les Cerqueux en septembre 1948. Décède à Vaulandry le 23 mars 1956. Enterré aux Cerqueux. Monument posé sur sa tombe le 1er juillet 1962.1948-1974 : Jean Chevallier. Originaire de Montigné-sur-Moine.Les vicaires1603-1605 : Ambroise Robin.1624-1647 : Victor Hay.1649 : Maguier.1651 : René Morineau.1657 : Gabriel Hay.1657 : Jacques Chalet. Chapelain de Saint-Gilles (La Chapelle des Poizats) et de Saint-Nicolas de la Séverie (enterré dans l'église des Cerqueux).1673-1680 : Mathurin Guilloteau.1690 : Simon.1692 : Renou. Chapelain de la Sévrie.1697-1717 : Philippe Gaschet, Jacques Dillon, Henri Gautronneau. Le vicaire était chargé de "faire les catéchismes aux petits-enfants et tenir l'escolle". Les traités, passés entre le curé Pigeol et ses vicaires, existent encore dans les archives de la cure.1723 : Roy.1792-93 : Chabirand. Il signe son dernier acte le 21 septembre 1793 (Baptême d’une enfant de Moulins). On apprit ensuite qu’il fut rencontré à l’automne 1793 dans la forêt de Vezins par une patrouille de soldats qui « L’ayant reconnu pour un prêtre, l’y massacrèrent à l’instant ».1846 : Hamelin, devient curé de 1846 à 1850.1944-1948 : Camille Guiet. Né en 1901, il devient curé de Vaulandry ensuite.

Politique et administration

Administration municipale

Avant 1958, voir Les notables.

Intercommunalité

Depuis le 1er janvier 2017, la commune est membre de l'agglomération du Choletais après la fusion avec la communauté de communes du Bocage.

Autres circonscriptions

Jusqu'en 2014, Les Cerqueux fait partie du canton de Cholet-2 et de l'arrondissement de Cholet. Ce canton compte alors neuf communes et une fraction de Cholet. Dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département de Maine-et-Loire est défini par le décret du 26 février 2014. La commune reste alors rattachée au canton de Cholet-2, avec une entrée en vigueur au renouvellement des assemblées départementales de 2015.

Jumelage

Depuis le 3 mai 1998, la commune des Cerqueux est jumelée avec la communauté de communes de Sao Joao de Lourosa au Portugal. Depuis, des rencontres à thème sont organisées chaque année entre les deux communes.

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.

En 2019, la commune comptait 877 habitants, en diminution de 1,35 % par rapport à 2013 (Maine-et-Loire : +2,26 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune.En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 40,1 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,6 % la même année, alors qu'il est de 25,6 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 425 hommes pour 456 femmes, soit un taux de 51,76 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,37 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Vie locale

Outre l'école maternelle et primaire, on trouve aussi une périscolaire, un centre de loisirs, un foyer des jeunes et une bibliothèque.

La commune bénéficie d'un service de ramassage des ordures ménagères (collecte sélective) et d'une agence postale.

La commune des Cerqueux est desservie par la ligne 31 du réseau Anjoubus qui assure le transport interurbain sur l'ensemble du département de Maine-et-Loire.

Une résidence pour personnes âgées, le foyer logement Soleine, est implantée sur la commune.

Enseignement

Située dans l'académie de Nantes, on ne trouve sur la commune qu'une école maternelle et primaire, privée et mixte. Elle se nomme : "Ecole Notre-Dame-de-la-pierre-bleue".

Il n'y a pas de collège. Les enfants vont pour la plupart au collège Daniel Brottier de Maulévrier, au collège Georges Brassens de Nueil les Aubiers et dans les différents collèges et lycées de Cholet.

Sports

Plusieurs associations sportives sont présentes sur la commue : basket-ball, football, badminton, vélo, pêche, chasse, etc.

On trouve également plusieurs sentiers de randonnée balisés, la plupart du temps interconnectés avec ceux des communes avoisinantes.

Manifestations culturelles et festivités

Tous les ans, le premier week-end du mois de juillet, ont lieu les festivités Cerquo'folies.

Économie

Sur 66 établissements présents sur la commune à fin 2010, 38 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 9 % du secteur de l'industrie, 5 % du secteur de la construction, 44 % de celui du commerce et des services et 5 % du secteur de l'administration et de la santé.

Deux ans plus tard, en 2012, sur les 76 établissements présents sur la commune, 33 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 15 % sur le département), 7 % du secteur de l'industrie, 4 % du secteur de la construction, 53 % de celui du commerce et des services et 4 % du secteur de l'administration et de la santé.

Le plus gros employeur de la commune, avec environ 750 salariés sur plus de 3 000 en France, est Brioche Pasquier, leader français de la viennoiserie pré-emballée.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Sites classés

La commune des Cerqueux détient 12 bâtiments ou œuvres inscrits au Patrimoine, mais aucun(e) aux Monuments historiques.

Inventaire Général (civil)Maison, rue Amand Michaud, datée de 1651.Ferme de Boisdon du XVIIIe siècle.Château de Daillon du XVIe siècle.Maison du bourg du XVIIe, XIXe et première moitié du XXe siècle.Maison du bourg du XVIIe siècle.Demeure dite "Le vieux Logis" du XVIe siècle. Inventaire Général (religieux)Croix de chemin à La Grande Troche, datée de 1950.Croix de chemin au lieu-dit Les Pâtis.Croix de chemin rue Saint-Jacques de 1934.Oratoire de 1844 à l'entrée du chemin de La Bardonnière.Chapelle Notre-Dame de la Grande-Troche du XIXe siècle.Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, rénovée en 1831, 1854.

Personnalités liées à la commune

Pierre Devaud, premier maire de la commune.Dominique Blanchet (1966- ), nommé évêque de Belfort-Montbéliard par le Pape François depuis le 21 mai 2015.

Voir aussi

Bibliographie

Célestin Port (édition revue et corrigée par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie, 1965, 2e éd. (BNF 33141105, lire en ligne)

Articles connexes

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Liens externes

Site de la mairie des CerqueuxHistoire et histoires des Cerqueux

Notes et références

Notes

Références

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