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Description

Château de Kérouzéré

Château de Kérouzéré est situé dans la région de Bretagne. L'adresse exacte est Château de Kérouzéré, Sibiril, Finistère, France.

La région Bretagne de France compte de nombreux châteaux de grande importance et en très bon état de conservation. Il existe plusieurs itinéraires touristiques où ces fantastiques monuments architecturaux sont visités.

Pratiquement tous les châteaux du Bretagne (et de toute la France), sont libres d'accès mais il faut payer un billet d'entrée. Sur ce site, nous essayons de maintenir ces prix à jour pour votre information, ainsi que si vous avez besoin d'une réservation préalable en période de forte affluence.

Étant donné que les prix et les horaires peuvent changer sans nous laisser le temps de les mettre à jour, pour connaître les données exactes, vous pouvez :

Description (de l'entrée Wikipedia)

Le château de Kérouzéré, situé dans la commune de Sibiril, est l'unique forteresse du XVe siècle visitable dans le Finistère.

Le château est classé monument historique en 1883.

Histoire

Moyen Âge

Un château existait dès 1250 au moins ; Yvon de Kerouzéré, né en 1225, seigneur de Kérouzéré, fut chevalier croisé en 1248 lors de la Septième croisade, est le plus ancien seigneur de Kerouzéré connu.

Ce château est édifié entre 1425 et 1458 par Jean II de Kérouzéré, chambellan du duc Jean V de Bretagne, au lieu-dit Coat-an-Tour, siège d'une motte sur laquelle s'élevait jadis un donjon et où vivaient, en 1340, Yvon ou Eon de Kérouzéré ainsi que sa femme, née Marie de Pennanec'h.

Alain de Kérouzéré (mort en avril 1440) fut évêque de Léon de 1439 à 1440.

Kérouzéré était jadis une haute justice qui s'exerçait, avec celle de Trogoff (en Cléder) avec laquelle elle était unie, à Plouescat et qui relevait du fief de Maillé-Seisploué. Le 30 novembre 1457, le duc Arthur III donne « congé au sire de Kérouzéré de fortifier la place et la maison de Kérouzéré ». Les registres de la chancellerie de Bretagne contiennent deux mandements ducaux relatifs à la fortification de Kérouzéré : l'un de 1459, l'autre de 1468, tous deux donnés par François II. À l'origine, le château se compose d'une série de bâtiments formant une courtine, flanqués de tours et d'un chemin de ronde crénelé pourvu de mâchicoulis. L'accès nord se faisait par un pont-levis.

Propriété de Jehan, seigneur de Kérouzéré (son gisant se trouve dans l'église paroissiale Saint-Pierre de Sibiril) et époux de Jehanne de Rosmadec (en 1481). Jehan III décède en 1518 et sa fille unique, Marie de Kérouzéré, épouse le 21 janvier 1492 Jehan de Kérimel (Kerymel), fils de Jacques de Kerymel et de Jehanne du Chastel (seigneur et dame de Coëtinisan et de Coëtles). Le château est ensuite par mariage propriété de la famille de Kerimel (vers 1540), puis, toujours par mariage, de la famille de Boiséon (à partir de 1565), originaire de Saint-Coulomb.

Époque moderne

Le château de Kérouzéré perdit sa tour sud-ouest et sa courtine sud lors du second siège soutenu contre la Ligue, en 1590 ; le château appartenait alors à Pierre de Boiséon, seigneur de Coëtnizan, époux de Jeanne de Rieux, décédé en 1627 et soutien d'Henri IV, qui le défendait, aidé notamment par le sieur de Kerandraon, le sieur de Goëzbriant et plusieurs autres alliés contre les ligueurs, commandés par les seigneurs Gabriel de Goulaine (capitaine de 50 hommes d'armes), de Carné, de Rosampoul, du Faouët, etc., de Kergomar, etc., et une troupe de paysans léonards. Le château fut assiégé pendant plusieurs jours et les assaillants, ne parvenant pas à leurs fins, allèrent chercher un canon qui appartenait à Vincent de Plœuc, seigneur de Tymeur (en Poullaouen) et beau-frère du seigneur de Goulaine ; les tirs du canon provoquèrent une brèche dans les murailles et les assiégés demandèrent alors à capituler et obtinrent, malgré quelques violences, la vie sauve, sauf de Kerandraon, frère cadet de Pierre de Boiséon, un homme réputé cruel « qui par ses pilleries avait soulevé tout le pays contre lui », lequel fut massacré par les paysans.

En Bretagne, seuls les châteaux de Brest, Pont-l'Abbé et de Kérouzéré étaient acquis à la cause du roi Henri IV. En retour, le souverain fait remettre en état le bâtiment démonté lors de l'assaut : par arrêt du conseil du roi du 25 mai 1602, le duc de Mercœur fut condamné à payer au sieur de Coëtnizan 10 000 écus, et le roi y ajouta 35 000 écus de ses deniers, pour le dédommager des pertes qu'il avait souffertes pendant les guerres de la Ligue. La fidélité de Pierre de Boiséon à la cause royale lui valut les faveurs d'Henri IV, puis de Louis XIII : en mai 1598, des lettres patentes d'Henri IV réunirent les châtellenies de Kérouzéré, Menfaoutet, Canfrout, etc. à celle de Trongoff et érigea cette dernière en baronnie en faveur de Pierre de Boiséon. En 1614, des lettres patentes de Louis XIII réunissent les juridictions seigneuriales de Trongoff [Trogoff en fait] et de Kérouzéré et fixe leur siège à Plouescat.

Le château est restauré au début du XVIIe siècle (par Pierre de Boiséon), et restera la propriété de la famille de Boiséon jusqu'en 1682. Il est vendu en 1682 à Yves du Poulpry, seigneur de Lavengat (en Guissény), sénéchal de Léon : « avec tous ses droits de juridiction, haute, moyenne et basse, halles, droits honorifiques, prééminences, supériorités et fondations, droits de patronage, reliefs et rachats, lots et ventes, droits de champarts, franchises, déshérences, succession de bâtards, foires et marchés, et généralement tout ce qui appartient aux barons de Kérouzéré du fief de Maillé et vers lui chargé d'une épée dorée à la mort de chaque possesseur ».

Puis en 1714 le château devint la propriété de la famille de Bréhant, puis de celles de Berthelin du Clos, Larlan (en 1720), Éon du Vieux-Châtel (en 1764), Rosnivynen de Piré, en raison du mariage le 13 mars 1773 à Saint-Malo d'Hélène Marie Éon, fille de Nicolas Éon du Vieux-Châtel, avec Pierre de Rosnyvinen, comte de Piré (en 1787), du Beaudiez (en 1821), de L'Estang du Rusquec, Audren de Kerdrel (en 1912).

Les douves qui encerclaient le château furent comblées au début du XVIIe siècle. L'étang est asséché en 1856. Le domaine comportait un colombier daté de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe siècle.

Révolution française

Marie Michelle Nouël de Lesquernec, veuve de Nicolas Éon du Vieux-Châtel, propriétaire du château de Kérouzéré, resta pendant la Terreur dans son château sans être inquiétée, car à la fin de l'année 1793, elle « offrit d'elle-même de remettre aux membres du district tous les titres [du] chartrier [de Kérouzéré] qui pouvaient être entachés de souvenirs féodaux, et comme tels devaient être livrés aux flammes d'après les prescriptions de la loi ».

Le XIXe siècle

Le 13 septembre 1821 Hippolyte de Rosnyvinen, comte de Piré, vendit le château de Kérouzéré et ses dépendances à Jean-Baptiste du Baudiez, percepteur des contributions directes, qui vivait dans le manoir de Botiguéry en Saint-Thonan pour la somme de 30 000 francs. Ce dernier y vécut jusqu'à sa mort survenue le 21 juillet 1850. Comme il n'avait pas d'héritier direct, le château revint à son neveu Henri de l'Estang du Rusquec, lequel vécut au château de Kérouzéré et fut maire de Sibiril de 1862 à 1874, ainsi que de 1876 à 1906, et auteur de plusieurs ouvrages dont Souvenirs historiques du château de Kérouzéré et Nouveau dictionnaire pratique et étymologique du dialecte de Léon. Il fut aussi candidat, non élu, aux élections sénatoriales de 1901.

Description

Le Chevalier de Fréminville décrit le château en 1844 : « C'est un édifice massif et carré, flanqué de trois tours rondes à créneaux et machicoulis, surmontées de toits en flèches. Ses murailles, toutes en pierre de taille, ont quatre mètres vingt-deux centimètres d'épaisseur. Des salles immenses, une chapelle, occupent son intérieur. Au reste le style presque entier de son architecture accuse la fin du seizième siècle. Le derrière seul de cet édifice annonce des constructions plus anciennes. La galerie de la courtine qui joint les deux tours de ce côté est percée de meurtrières pour mettre des fauconneaux.

Pol Potier de Courcy décrit ainsi le château de Kérouzéré vers 1859 :

« Ce château présente un édifice de forme carrée, flanqué de trois tours rondes, à créneaux et mâchicoulis. À deux de ces tours sont liées deux tourelles à nids d'hirondelles : l'une destinée à la guaite, l'autre à recevoir la cloche du beffroi qu'on y voit encore (…). Entièrement bâties en pierres de taille, ses murailles ont plus de 4 mètres de largeur et renferment au premier étage une chapelle pratiquée, partie dans leur épaisseur, partie dans un massif de maçonnerie élevé en encorbellement du côté du midi. Ce côté du château a été restauré après le siège soutenu en 1594 contre les Ligueurs, et une quatrième tour, à l'angle ouest, ruinée vraisemblablement à la même époque, n'a point été relevée depuis ; les toitures ont aussi été modernisées (…). »

— Pol Potier de Courcy, Itinéraire de Saint-Pol à Brest.

Famille de La Lande de Calan

Le château de Kerouzéré est actuellement la propriété de la famille bretonne de La Lande de Calan depuis le mariage le 21 mai 1912 de Joseph de La Lande de Calan avec Agnès Audren de Kerdrel, décédée le 10 juin 1914 âgée de 23 ans, peu après avoir donné naissance à Olivier de La Lande de Calan, qui fut notamment maire de Sibiril entre 1941 et 1945 ainsi qu'entre 1947 et 1951. Un fils de ce dernier, Dominique de Calan, fut notamment numéro deux du patronat de la métallurgie, l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) et un de ses petits-fils est Maël de Calan, né le 30 avril 1980 à Saint-Pol-de-Léon, homme politique français membre du parti Les Républicains, porte-parole de campagne d'Alain Juppé pendant la campagne présidentielle de 2017, candidat malheureux face à Laurent Wauquiez pour la direction du parti Les Républicains en 2017.

Architecture

Le château de Kérouzéré est constitué d'un logis à deux étages et un étage de comble en plan en L. Il est construit en pierre de taille de granite et couverts d'ardoises. Il est orné de peintures du XVIIe siècle.

Dans le parc sont construits un colombier, une fontaine, un puits, un lavoir, et une ferme.

Tous ces bâtiments ont été classés monument historique en 1883.

Parc et jardins

Le parc est classé et le jardin irrégulier dessiné en 1940 est inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables. Le parc du château de Kerouzéré est simple et austère, mais aussi majestueux, avec sa belle allée de platanes (plantés par Olivier de La Lande de Calan), ses massifs de rhododendrons, d'hortensias, de camélias ; le côté nord donne sur la mer et s'y trouvent une fontaine, un lavoir et un pigeonnier.

Vues extérieures et intérieures du château de Kérouzéré

Notes et références

Annexes

Bibliographie

Jean-Marie Pérouse de Montclos, Guide du patrimoine. Bretagne, Monum. Éditions du patrimoine, Paris (France), 2002 (ISBN 2-85822-728-4), p. 467-469.Christophe Amiot, « Le château de Kérouzéré », Congrès archéologique de France, session 2007 : Finistère, Paris, Société française d'Archéologie, 2009 (ISBN 978-2-901837-34-3), p. 133-141.

Articles connexes

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Liens externes

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