Description

Château de Verrières

Château de Verrières est situé dans la région de Nouvelle-aquitaine. L'adresse exacte est Château de Verrières, Bournand, Vienne, France.

La région Nouvelle-aquitaine de France compte de nombreux châteaux de grande importance et en très bon état de conservation. Il existe plusieurs itinéraires touristiques où ces fantastiques monuments architecturaux sont visités.

Pratiquement tous les châteaux du Nouvelle-aquitaine (et de toute la France), sont libres d'accès mais il faut payer un billet d'entrée. Sur ce site, nous essayons de maintenir ces prix à jour pour votre information, ainsi que si vous avez besoin d'une réservation préalable en période de forte affluence.

Étant donné que les prix et les horaires peuvent changer sans nous laisser le temps de les mettre à jour, pour connaître les données exactes, vous pouvez :

Description (de l'entrée Wikipedia)

Verrières-le-Buisson [vɛʁjɛʁ lǝ bɥisɔ̃] est une commune française située à neuf kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France.

Située à la limite avec les Hauts-de-Seine et la première couronne parisienne dont elle est proche sociologiquement, Verrières-le-Buisson qui était déjà plébiscitée dès le XVIIIe siècle par les rois de France pour leurs chasses en forêt est aujourd’hui encore connue des Parisiens pour sa forêt de Verrières, poumon vert aux portes de la capitale et sa vallée de la Bièvre au caractère rural.

Elle est aussi célèbre dans le milieu de l’horticulture et la botanique pour avoir été le site choisi par la famille Vilmorin, fondateur de la compagnie Vilmorin de graines. Cette riche famille a laissé à la ville son arboretum, devenu réserve naturelle régionale, qui lui permet aujourd’hui encore, malgré une urbanisation importante durant les années 1960 de revendiquer le titre de « Ville Arboretum »,. Riche de six châteaux et demeures et de nombreux lotissements pavillonnaires, elle cultive son côté « village » en pleine agglomération parisienne.

Ses habitants sont appelés les Verriérois.

Géographie

Situation

Verrières-le-Buisson est située en Île-de-France, à l’extrême nord du département de l’Essonne qui est totalement intégré à l'agglomération parisienne, au cœur de ce qui était l’ancien pays et aujourd’hui la région naturelle du Hurepoix. Elle jouxte les Hauts-de-Seine

Son territoire prend approximativement la forme d’un triangle dont la pointe serait orientée vers l’est et la base à l’ouest, il occupe une superficie totale de 991 ha couvert par l’importante forêt de Verrières qui occupe 550 ha gérés par l’Office national des forêts.

L’Institut national de l'information géographique et forestière donne les coordonnées géographiques 48°44'34" Nord et 02°16'08" Est au point central de ce territoire.

La commune, qui jouxte à l'est Antony, sous-préfecture des Hauts-de-Seine, est située à 10 km au sud-ouest de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, 17 km, à 14 km au sud-ouest de Versailles et a 46 km au nord d'Étampes

Hydrographie

Le territoire de Verrières-le-Buisson s’étend dans un triangle formé par trois cours d’eau qui marquent approximativement les limites communales.

Au sud coule la Bièvre, qui comprend deux bras :

au nord, un bras artificiel surélevé qui alimentait, d'amont en aval, le moulin d'Amblainvilliers, le moulin de Grais et le moulin de Mignaux. Ce bras est longé par un chemin piéton à côté du golf, passe sous la rue de Paris où l'on peut voir l'ancien lavoir et se rapproche de la route D 60 qu'elle longe à partir du moulin de Grais en formant la limite avec la commune de Massy. Ce bras qui avait été recouvert par la route construite dans les années 1960, a été remis au jour en 2000 par le SIAVB (syndicat intercommunal pour l'assainissement de la vallée de la Bièvre) sur un parcours déplacé le long de cet axe routier.au sud, son cours naturel qui passe sous le pont Monseigneur, à la limite d'Igny, traverse le golf, passe sous la D 60 à la jonction avec la rue de Paris et pénètre dans le parc du château de Vilgénis dans la commune de Massy. Ce cours est rejoint sur sa rive droite dans le golf par le ruisseau de Vauhallan provenant de la commune voisine d’Igny. Ce cours naturel rejoint le bras artificiel sous la route D 60 au niveau de la rue du Pré. Le bras unique s'éloigne de cette route en aval de la rue du Pré, longe le square de la Bièvre à Massy, passe sous la rue Cambacérès puis derrière les dépendances de pavillons et quitte Verrières après être passé sous la rue du Pont de Pierre. Ce bras unique forme également la limite avec la commune de Massy.

À l’extrême ouest du territoire, à quelques dizaines de mètres de la frontière, coule la Sygrie, affluent de la Bièvre, qui descend depuis le plateau de Villacoublay à travers la forêt de Verrières, elle alimente le petit lac de l’Abbaye aux Bois placé à l’intersection des frontières entre Verrières-le-Buisson, Bièvres et Châtenay-Malabry.

Au nord-est, la limite avec Antony est matérialisée par le cours du ru des Godets, affluent de la rive gauche de la Bièvre qui rejoint la rivière dans le parc Heller. Il alimente un petit étang dans le quartier de la Noisette. Dans le quartier du parc subsiste un lac artificiel d’agrément. Dans la forêt, quatre petites mares sont disposées en bordure des allées tracées au XVIIe siècle, dont la mare à Chalot sur la route de la Châtaigneraie, d’autres mares recueillent les eaux de ruissellement à Vaupéreux, un petit étang est alimenté par la rivière au lieu-dit Le Salvert.

Relief et géologie

Positionnée sur le versant nord de la vallée de la Bièvre et sur l’extrémité sud du plateau de Villacoublay, la commune occupe un terrain relativement pentu dont le point culminant à cent soixante-quatorze mètres d’altitude est le deuxième plus haut du département.

Verrières-le-Buisson est implantée à l’extrémité sud-est du plateau de Villacoublay et sur le versant nord de la vallée de la Bièvre qui y forme une boucle de l’ouest au nord-est. Le territoire communal s’étage entre une altitude maximale de cent soixante-quatorze mètres au nord-ouest au carrefour de l’Obélisque dans la forêt et un point bas à cinquante-deux mètres à l’extrême est sur le cours de la rivière dans le parc du Breuil.

Le territoire s’étage vers l’est en pente relativement douce puisque trois kilomètres séparent le point culminant du point le plus bas. La déclivité est plus relativement importante sur le versant sud, resté boisé, puisque le point bas en bord de Bièvre à Vaupéreux est situé à soixante-seize mètres d’altitude, soit cent mètres plus bas que l’obélisque située à seulement deux kilomètres de distance. Caractéristique du bassin parisien, le sous-sol est composé de couches successives de sable de Fontainebleau et de meulière, de marne gypseuse reposant sur du calcaire, strates mises au jour lors des travaux de creusement de la tranchée de la LGV Atlantique.

Communes limitrophes

Verrières-le-Buisson dispose d’un territoire relativement étendu, à la limite de deux départements. Du sud-ouest au sud-est, le cours de la Bièvre constitue la limite avec Igny puis Massy, elle se poursuit à l’est avec Antony, limite matérialisée par la rue Marius Hue puis en suivant le cours du ruisseau des Godets à travers le parc de la Noisette pour rejoindre l’avenue d’Estienne d’Orves. Au nord se trouve Châtenay-Malabry, séparée par la rue des Grillons et la rue Jean-Baptiste Clément jusqu’à suivre la lisière de la forêt par le chemin de la Bordure, le chemin de la Porte des Bois, et la route des Vaches. Au nord-ouest et à l’ouest se trouve la commune de Bièvres, séparée par le tracé de la route nationale 118.

Habitat

Climat

Verrières-le-Buisson, située en Île-de-France, bénéficie d’un climat océanique dégradé. En moyenne annuelle, la température relevée s’établit à 10,8 °C avec une moyenne maximale de 15,2 °C et une moyenne minimale de 6,4 °C. La température réelle maximale intervient en juillet avec 24,5 °C et la réelle minimale en janvier avec 0,7 °C. Elle se distingue de Paris par un écart constant négatif de deux degrés celsius, qui s’explique notamment par la différence de densité urbaine entre la capitale et sa banlieue. L’influence du climat continental engendre des records extrêmes avec −19,6 °C relevés le 17 janvier 1985 et 38,2 °C enregistrés le 1er juillet 1952. L’ensoleillement est comparable aux régions du nord de la Loire avec 1 798 heures en moyenne sur l’année, et les précipitations sont également réparties avec une moyenne de cinquante millimètres par mois et un total de 598,3 millimètres de pluie sur l’année. Le record de précipitations a été établi le 17 juin 1970 avec 78,9 millimètres tombés en vingt-quatre heures.

Voies de communication et transports

La commune est desservie de façon indirecte par les réseaux de transport.

Au nord, l’autoroute A86, qui fait un court passage à Verrières-le-Buisson, est accessible par l'échangeur no 28 situé à Châtenay-Malabry. À l’ouest, suivant le val de la Sygrie, la route nationale 118, qui fait elle aussi un bref passage sur le territoire communal, est accessible par l’échangeur 6a situé à Bièvres et qui dessert alors le hameau de Vaupéreux. Au sud, la vallée de la Bièvre accueille le tracé de la route départementale 60 qui marque, comme la rivière, la frontière avec Massy.

Les infrastructures ferroviaires utilisent aussi le relief pour se frayer un passage : le territoire est traversé dans sa partie est, en souterrain par la LGV Atlantique avant son arrivée depuis Paris en gare de Massy TGV. Hors du territoire, la ligne B du RER d'Île-de-France, qui utilise l'infrastructure de l'ancienne ligne de Sceaux, passe à proximité du Parc du Breuil et la ligne C, qui utilise la ligne de Grande Ceinture, forme une boucle venant de Bièvres et se dirigeant vers Antony.

Implantée à Massy, la gare de Massy - Verrières est dédiée à la desserte du centre-ville tandis qu’à l’ouest, la gare d'Igny est utilisée par les habitants des hameaux d’Amblainvilliers et Vaupéreux.

Les réseaux d’autobus complètent l’offre de transport en commun avec cinq arrêts sur la ligne Noctilien N63 assurant la continuité de service nocturne du réseau RER, neuf arrêts sur la ligne 196 du réseau de bus RATP et onze stations sur la ligne 294 du réseau de bus RATP et la ligne 8 du réseau de bus de la Bièvre.

À l’extrême est du territoire, la coulée verte du sud parisien est aménagée au-dessus de la tranchée de la LGV Atlantique.

La commune est en outre implantée à seulement neuf kilomètres à l’ouest de l’aéroport Paris-Orly et onze kilomètres à l’est de l’aéroport de Toussus-le-Noble destiné à l’aviation légère et d’affaires. Elle est enfin située à trente-six kilomètres au sud-ouest de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

Urbanisme

L’espace urbain est concentré sur la moitié est du territoire et séparé d’écarts implantés au sud en bordure de rivière. L’urbanisation et le lotissement relativement récents de la commune ont organisé le territoire en plusieurs quartiers pavillonnaires et résidentiels.

Typologie

Verrières-le-Buisson est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee,,,.Elle appartient à l'unité urbaine de Paris, une agglomération inter-départementale regroupant 411 communes et 10 785 092 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue,.

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal. Cette aire regroupe 1 929 communes,.

Occupation des sols

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Lieux-dits, écarts et quartiers

Verrières-le-Buisson est composée de deux espaces distincts d’habitat, le bourg à l’est et l’écart au sud-ouest, constitué des hameaux d’Amblainvilliers, Le Salvert, Marienthal et Vaupéreux.

Les quartiers créés par les lotissements successifs empruntent pour la plupart le nom des anciennes propriétés ou lieux-dits avec d’ouest en est : les Rinsolles, le Moulin de Grais, le Trésor, le Moulin Migneaux, les Dauphines, les Cœurs, le Parc, les Graviers, la Ferme-Saint-Fiacre, la Noisette et le Tombeau de Molé.

Les résidences ont suivi le même principe avec la dénomination du Clos de Verrières en référence au parc du château de la famille d'Estienne d'Orves, le Parc occupant l’ancienne propriété des Cambacérès.

L’ancienne caserne du bois de Verrières, occupée par le centre national de la recherche scientifique est aujourd’hui une sorte d’enclave urbanisée dans le massif forestier.

Toponymie

Le nom fut cité une première fois au VIIIe siècle dans un acte de propriété de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Verdrariæ au XIe siècle, Vedzariæ en 1027, le nom évolua vers Vitreriæ au XIIIe siècle, Verrarias en 1236, Voerrières au début du XVe siècle pour trouver sa forme actuelle au XVIe siècle.

En 1793, la commune fut créée sous le simple nom de Verrieres, l’ajout de l’accent grave et l’adjonction de « le-Buisson » intervint en 1801 en référence à l’importante forêt communale, conformément à la première mention faite au temps de Louis XIV.

L’hypothèse qui rapprocherait le nom de la commune d’une activité d’artisanat verrier local est peu probable puisqu’aucune trace ou notoriété ne subsiste.

L’étymologie du nom de la commune remonte très certainement à la présence dès le bas Moyen Âge d’une villa rustica sur le territoire de l’actuel centre-ville appelée Villa Vedrarias, probablement du nom de son fondateur.

Histoire

Les origines

La découverte dans le bois de Verrières de vestiges d’ateliers du Paléolithique et du Néolithique confirme avec certitude la présence humaine sur le territoire dès cette époque. Plus à l’est, à la frontière avec Bièvres en bordure de la Sygrie furent découverts les restes d’une villa rustica gallo-romaine.

En 543, le roi Childebert Ier fit don de la Villa Vedrarias à la nouvelle abbaye de Saint-Germain-des-Prés.

Moyen Âge et temps modernes

La première mention écrite de Verrières-le-Buisson daterait de l’an 806. Une Villa Vedrarias était alors attachée à la seigneurie d’Antony, dont le domaine relevait de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, à ce titre Verrières fait l'objet de la Breve de Vedrariis dans le Polyptyque d'Irminon. Cent cinquante-six ménages vivaient sur le terroir dont trois cents hectares étaient des terres labourables, quarante hectares étaient considérés comme des prés, et trente-cinq hectares étaient plantés de vignes. Les textes du Moyen Âge mentionnent trois moulins sur la Bièvre. De l’amont de la rivière à son aval, ces moulins étaient aux lieux-dits d’Amblainvilliers, de Grès (Grais) et de Migneaux.

Verrières-le-Buisson dépendit d’Antony jusqu’à la fin du XIIe siècle: en 1177 elle fut érigée en paroisse par le pape Alexandre III à la suite de l’édification de son église, placée sous le patronage de Sainte-Anne. L’emprise des moines était totale sur les moindres faits et gestes des Verriérois. Cependant en 1248, Thomas de Mauléon, abbé de Saint-Germain, affranchit du servage les habitants de son domaine d’Antony et de Verrières-le-Buisson en échange d’un lourd tribut.

L’histoire du village de Verrières-le-Buisson suivit les aléas de l’histoire de l’Île-de-France. La guerre de Cent Ans lui valut plusieurs pillages et destructions en 1358 lorsqu’elle fut occupée par les Anglais, 1411 et 1417. En 1358, Amblainvillers devait être un lieu très important. En effet en octobre 1358 les garnisons anglaises, qui se trouvaient autour de Paris, allèrent, disent les chroniqueurs de Saint-Denis, « prendre une forte maison, à trois lieues de Paris, appelée Amblainvilliers ». Paris envoya des troupes pour la reprendre, mais ce fut sans succès. Elle fut par la suite achetée par les Anglais et abattue. En 1360, le roi Jean le Bon fit démanteler la place forte de Massy-Verrières. Les guerres de religion occasionnèrent les mêmes méfaits. En 1562 l’église fut incendiée par les troupes de Condé.

La forêt, mentionnée dès les origines de Verrières-le-Buisson, était aussi en grande partie propriété de l’abbaye. En 1630, Louis XIII y fit percer deux routes, l’une d’ouest en est de Villacoublay à Verrières-le-Buisson et l’autre du nord au sud, de Châtenay-Malabry à Amblainvilliers. Elle séduisit aussi Louis XIV qui s’y rendait pour la chasse. Il en fit l’acquisition. En 1682, elle rejoignit le domaine royal et demeure aujourd’hui forêt domaniale.

De la Révolution au XIXe siècle

Un dénombrement des habitants de la paroisse effectué en 1725 recensait à Verrières-le-Buisson cent cinquante-trois feux, soit environ six-cent quatre-vingt-dix habitants. En 1790, le nombre de ceux-ci était de deux cent deux feux, et de neuf cent treize habitants. Trente-deux d’entre eux signèrent en 1789 le cahier des doléances, plaintes et remontrances des habitants de la paroisse de Verrières-le-Buisson. Ce cahier, pour sa partie locale, listait quelques griefs et demandes, tels « la clôture en mur du Bois de Verrières » pour éviter les dégradations des animaux « fauves et lapins » sur les récoltes, la suppression des barrières d’octroi grevant la circulation entre Verrières-le-Buisson et la route de Paris à Orléans.

En 1815, à la tête de la cavalerie, le général Exelmans fit mouvement en bordure du bois de Verrières contre les troupes alliées de la Septième Coalition qui menaçaient Paris et sortit vainqueur de l'affrontement le 1er juillet 1815.

En 1802, la collection de pommes de terre d’Antoine Parmentier fut transportée chez son ami Philippe de Vilmorin. En 1815 aussi eut lieu le premier achat de terres agricoles par l’entreprise grainetière Vilmorin-Andrieux. Le domaine s’agrandit et la famille Lévêque de Vilmorin s’installa à Verrières-le-Buisson. Aux bâtiments résidentiels qu’elle fit construire, s’ajoutèrent de grands édifices d’exploitation, dont l’horloge réglait le travail quotidien des ouvriers agricoles et des employés des services d’expérimentation. La société Vilmorin-Andrieux fut, jusqu’aux années 1950 le plus important employeur local. La famille consolida son statut social par la prise de responsabilités au sein de la commune : trois maires de Verrières, en sont issus. Durant la première moitié du vingtième siècle les terrains « Vilmorin », des champs d’exploitation et d’expérimentation formèrent frontière entre les proches communes du département de la Seine (Châtenay-Malabry, Antony) et préserva le bourg rural de l’urbanisation. Ces terrains furent vendus en 1964.

En 1821, l’église bénéficia de nombreux travaux de réfection, puis en 1857, le cimetière fut déplacé. Un autre événement d’importance intervint en 1854. Le chemin de fer de Paris à Sceaux fut prolongé entre Bourg-la-Reine et Orsay. Originellement appelée gare de Massy, la station qui desservait Verrières-le-Buisson devint gare de Massy-Verrières en 1900. La gare des voyageurs jouxtait une gare de marchandises située sur le chemin de fer de la grande ceinture. Un service de voitures à cheval menait les voyageurs de la gare jusqu’au centre-ville.

Après la guerre de 1870-1871, les autorités politiques et militaires décidèrent de construire un dispositif de défense autour de Paris. En 1875, grâce au don du duc de Cambacérès, un nouveau clocher fut élevé. Entre 1875 et 1879 un ensemble de six forts fut bâti, desservis par des routes militaires. L’ensemble couvrait près du dixième de la superficie totale du bois de Verrières. En arc de cercle autour d’un réduit central, cinq batteries furent construites : batterie des Gâtines, d’Igny, de Bièvres, de la Châtaigneraie, du Terrier. Munis d’une garnison, ils ne furent cependant d’aucune utilité militaire ni en 1914, ni en 1940. Tous furent déclassés en 1946 et la plupart, envahis par la végétation, devinrent des terrains d’aventure et de jeu pour les promeneurs. Toutefois deux de ces équipements furent repris par des organismes civils. L’un d’entre eux, le fort des Gâtines avait été utilisé durant la Seconde Guerre mondiale par l’armée allemande pour des essais de propulseurs et du stockage de matériels. Après 1945, il servit aux sociétés aéronautiques françaises pour y expérimenter des matériels. L’usine Sud-Aviation, puis SNIAS, dépendante du centre de recherches de Châtillon succéda à l’entreprise Vilmorin-Andrieux comme principal employeur local. Le réduit est quant à lui utilisé par des services du centre national de la recherche scientifique jusqu’à ce jour.

Croissance avant-guerre

L’évolution de la commune de Verrières-le-Buisson fut celle de toute la région parisienne. Les champs, les vergers et terres de maraîchage, les grandes propriétés ont fait place aux résidences d’une population dont l’emploi est très majoritairement hors de la commune. Depuis les lendemains de la Première Guerre mondiale, les lotissements se sont succédé. Des zones de pavillons jouxtaient un habitat de petits immeubles collectifs jusqu’en 1964. Durant les deux décennies suivantes, la vente de vastes propriétés (Parc du château d’Estienne d’Orves et champs de la société Vilmorin) et la construction de grands ensembles immobiliers, avec des tours élevées, ne fut pas sans conséquence sur l’aspect visuel de la petite ville. Depuis lors, les municipalités se sont attachées à préserver l’espace urbain de l’envahissement de nouvelles constructions massives et à rénover l’ancien tissu villageois en lui gardant certains aspects des anciens villages d’Île-de-France. Les événements de l’histoire nationale ont une répercussion au niveau local.

La Première Guerre mondiale mobilisa, ici comme ailleurs, les hommes en âge de porter les armes. Inauguré en 1922, le monument aux morts de Verrières-le-Buisson porte, gravés contre l’oubli, les noms des quatre-vingt-cinq Verriérois morts entre 1914 et 1918.

En 1936, ici comme ailleurs, le Front populaire fut une période d’espoir pour une partie des « classes laborieuses ». Durant les grèves de 1936, les ouvriers travaillant aux nombreux chantiers de construction firent parfois grève sur le tas. Les élections législatives de mai 1936 avaient eu pour résultat de désigner un député communiste sur la circonscription de Versailles sud. À Verrières-le-Buisson même, bien que devancé par le candidat de droite, le futur élu, Jean Duclos, frère du dirigeant national du PCF Jacques Duclos rassemblait au second tour du scrutin plus de 44 % des suffrages. Son électorat était constitué de nombreux ouvriers travaillant dans les usines de la banlieue sud-ouest de Paris, et particulièrement par les terrassiers et autre manœuvres des métiers du bâtiment des multiples chantiers ouverts du fait de l’urbanisation. Souvent d’origine bretonne, déracinés et durs au mal, jeunes, ceux-ci trouvèrent localement à Verrières-le-Buisson et à Igny dans le syndicalisme et le parti communiste, des structures de socialisation. À celles déjà énoncées s’ajoutait une association, relativement importante à Verrières-le-Buisson, celle des « Bretons émancipés », dirigée par un ouvrier terrassier-mineur, Eugène Le Foulgocq. Après la guerre de 1939-1945, le groupe des Bretons de Verrières-le-Buisson fut l’une des plus importantes « sections » de l’association des Bretons d’Île-de-France.

La Seconde Guerre mondiale

La Seconde Guerre mondiale eut des conséquences certaines pour la population. Les événements militaires de 1939-1940 puis les combats en 1943-1945 pour la libération du territoire entraînèrent la mort de douze Verriérois. Meurtriers furent en 1944 les bombardements par l’aviation alliée des infrastructures ferroviaires de la gare de triage de Massy-Palaiseau : huit Verriérois y furent tués. Six autres sont morts en déportation. La défaite militaire entraîna vers les camps de prisonniers en Allemagne plus de deux cents hommes. La résistance à l’envahisseur est symbolisée à Verrières par le combat et la mort sous les balles allemandes le 29 août 1941 d’Honoré d'Estienne d'Orves, natif de Verrières-le-Buisson. Les combats de la Libération furent fatals au jeune neveu de celui-ci, David Regnier, tué le 20 juin 1944.

Difficile à évaluer, l’action résistante à Verrières-le-Buisson, où des troupes allemandes stationnèrent jusqu’en 1942, fut multiforme : hébergement d’israélites, diffusion de la presse clandestine, établissement de faux-papiers, sabotages opérés dans la région.

Quatre Verriérois se distinguèrent durant cette période trouble par leur humanité en aidant des Juifs : Olivier et Roger de Vilmorin, Camille et Germain Lecureur qui reçurent tous les quatre le titre de Juste parmi les nations par le comité pour Yad Vashem,,.

Une des actions les plus notables consista le 14 juillet 1944 en une manifestation préparée et menée par les organisations se situant dans la mouvance du Parti communiste. Selon les témoignages, une petite foule forte de soixante à quatre-vingts personnes, encadrée par les FFI, se réunit ce jour-là au cimetière de Verrières-le-Buisson : la tombe d’Honoré d'Estienne d'Orves fut fleurie et des drapeaux tricolores furent déployés par les participants qui manifestèrent dans quelques rues avant de se disperser. À la fin du mois d’août 1944, la municipalité accueillit en son sein, les représentants de la résistance active dont les président et vice-président du comité local de libération, tous deux membres du Parti communiste français Louis Voyer et Marcel Giraud. Les élections municipales d’avril 1945 donnèrent la victoire à ceux-ci, qui avaient constitué une très large coalition politique. Cette municipalité à direction communiste, épisode isolé dans l’histoire locale, fut battue en octobre 1947.

Les Trente glorieuses

À partir de 1956 furent élevés les premiers logements HLM puis en 1962 fut entreprise la construction du vaste grand ensemble du Clos, comprenant quatre cent quarante six logements et trois tours de quinze étages. En 1972 fut vendue la dernière ferme d’Amblainvilliers.

Entre 1961 et 1986, six écoles furent élevées pour répondre aux besoins des nouvelles familles s’installant dans la commune. En 1975, la ville se dota d’un centre culturel dans les anciens communs du château Vilmorin et d’une salle des fêtes à proximité du vieux colombier. En 1975 toujours, la commune fit l’acquisition de l’arboretum municipal. Le 24 novembre 1976, la commune fut placée sous le feu des projecteurs à l’occasion des obsèques de l’ancien ministre de la Culture André Malraux.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964, la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de l'Essonne et son arrondissement de Palaiseau, après un transfert administratif effectif au 1er janvier 1968.

La commune, initialement rattachée au canton de Jouy, en 1793, a ensuite fait partie du canton de Palaiseau jusqu'en 1967, année où il a été scindé pour permettre la création du canton de Bièvres, auquel la commune a été rattaché jusqu'en 2015. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Gif-sur-Yvette.

L’organisation juridictionnelle rattache les justiciables verriérois au tribunal d’instance de Palaiseau, au conseil de prud’hommes de Longjumeau, et aux tribunaux judiciaire et de commerce d’Évry tous dépendants de la cour d'appel de Paris.

Intercommunalité

La commune fut membre de 2004 à 2015 de la communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre qui regroupait sept communes dont deux seulement dans le département de l’Essonne. Cette intercommunalité a été dissoute le 31 décembre 2015, compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.

La commune adhère depuis à la communauté d'agglomération Communauté Paris-Saclay qui regroupe vingt-sept communes.

En 2019, La commune est également membre du syndicat intercommunal pour le gaz et l'électricité en Île-de-France (SIGEIF), au Forum métropolitain du Grand Paris, au Syndicat Autolib' et Vélib' Métropole, au syndicat intercommunal de l'amont de Bièvre, au syndicat intercommunal pour l’enfance inadaptée (SIEI), au syndicat intercommunal pour la création et le fonctionnement d’un centre de montagne et au syndicat mixte pour l'assainissement de la vallée de la Bièvre (SIAVB)

Tendances et résultats politiques

Élections présidentielles

Résultats des deuxièmes tours des élections présidentielles :

Élection présidentielle de 2002 : 90,17 % pour Jacques Chirac (RPR), 9,83 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), 85,51 % de participation.Élection présidentielle de 2007 : 58,77 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 41,23 % pour Ségolène Royal (PS), 88,67 % de participation.Élection présidentielle de 2012 : 55,04 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 44,96 % pour François Hollande (PS), 85,51 % de participation.Élection présidentielle de 2017 : 85,81 % pour Emmanuel Macron (EM), 14,19 % pour Marine Le Pen (FN), 78,97 % de participation.Élections législatives

Résultats des deuxièmes tours des élections législatives :

Élections législatives de 2002 : 61,68 % pour Pierre Lasbordes (UMP), 38,32 % pour Stéphane Pocrain (Les Verts), 68,79 % de participation.Élections législatives de 2007 : 59,63 % pour Pierre Lasbordes (UMP), 40,37 % pour Maud Olivier (PS), 63,41 % de participation.Élections législatives de 2012 : 54,53 % pour Hervé Hocquard (UMP), 45,47 % pour Maud Olivier (PS), 64,26 % de participation.Élections législatives de 2017 : 64,12 % pour Cédric Villani (REM), 35,88 % pour Laure Darcos (LR), 52,47 % de participation.Élections européennes

Résultats des deux meilleurs scores des élections européennes :

Élections européennes de 2004 : 23,88 % pour Harlem Désir (PS), 23,22 % pour Patrick Gaubert (UMP), 55,87 % de participation.Élections européennes de 2009 : 35,80 % pour Michel Barnier (UMP), 24,37 % pour Daniel Cohn-Bendit (Europe Écologie), 54,14 % de participation.Élections européennes de 2014 : 25,16 % pour Alain Lamassoure (UMP), 16,08 % pour Marielle de Sarnez (UDI-Modem), 53,04 % de participation.Élections européennes de 2019 : 38,58 % pour Nathalie Loiseau (LREM), 16,97 % pour Yannick Jadot (EÉLV), 63,34 % de participation.Élections régionales

Résultats des deux meilleurs scores communaux des élections régionales :

Élections régionales de 2004 : 51,75 % pour Jean-François Copé (UMP), 42,41 % pour Jean-Paul Huchon (PS), 72,43 % de participation.Élections régionales de 2010 : 51,54 % pour Valérie Pécresse (UMP), 48,46 % pour Jean-Paul Huchon (PS), 55,84 % de participation.Élections régionales de 2015 : 55,89 % pour Valérie Pécresse (Union de la Droite), 36,75 % pour Claude Bartolone (Union de la Gauche), 62,94 % de participation.Élections cantonales et départementales

Résultats des seconds tours :

Élections cantonales de 2008 : 58,35 % pour Thomas Joly (DVD) élu au premier tour, 26,95 % pour Pierre Guyard (PS), 60,16 % de participation.Élections départementales de 2015 : 64,75 % pour Michel Bournat (UMP)-Laure Darcos (UMP), 35,25 % pour Yvan Lubraneski (PS)-Céline Ramstein (EÉLV), 47,38 % de participation.Élections municipales

Résultats des seconds tours des élections municipales :

Élections municipales de 2001 : 70,18 % pour Bernard Mantienne (UDF) élu au premier tour, 29,82 % pour Pierre Guyard (PS), 63,97 % de participation.Élections municipales de 2008 : 61,07 % pour Bernard Mantienne (UMP) élu au premier tour, 25,46 % pour Pierre Guyard (PS), 60,05 % de participation.Élections municipales de 2014 : 64,94 % pour Thomas Joly (UMP-UDI) élu au premier tour, 27,55 % pour Baptiste Fournier (PS), 58,49 % de participationÉlections municipales de septembre 2019, à la suite du décès du maire Thomas Joly, et au premier tour : 52,23 % pour François-Guy Trébulle (DVD), 47,77 % % pour Vincent Hulin (EELV), 39,53 % de participation.Au second tour des élections municipales de 2020 dans l'Essonne, la liste DVD menée par le maire élu en 2019 François Guy Trébulle remporte la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 734 voix (51,85 %, 25 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires), devançant largement les listes menées respectivement par : - Vincent Hulin (DVC,2 166 voix, 41,08 %, 7 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ;- Caroline Foucault (DIV, 372 voix, 7,05 %, 1 conseiller municipal élu).Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 55,48 % des électeurs se sont abstenus.

RéférendumsRéférendum de 2000 relatif au quinquennat présidentiel : 72,71 % pour le Oui, 27,29 % pour le Non, 37,38 % de participation.Référendum de 2005 relatif au traité établissant une Constitution pour l’Europe : 70,14 % pour le Oui, 29,86 % pour le Non, 77,60 % de participation.

Liste des maires

Distinctions et labels

Après avoir été récompensée de quatre @ dans le cadre du concours Ville Internet en 2011, la ville a reçu en 2016 pour la cinquième année consécutive cinq @, pour la dématérialisation poussée des inscriptions aux services de la ville, l'accès au wi-fi à la mairie et dans les médiathèques, l'application pour smartphones Allô voirie permettant de signaler des anomalies aux services techniques. La ville a également mis à disposition d'une association de femmes du Burkina Faso six ordinateurs configurés pour Internet.

Jumelages

Verrières-le-Buisson a développé des associations de jumelage avec :

 Hövelhof (Allemagne) depuis 1971, en allemand Hövelhof, située à 569 kilomètres ; Swanley (Royaume-Uni) depuis 1985, en anglais Swanley, située à 330 kilomètres ; Zorgho (Burkina Faso) depuis 1999, entourée des villages de Digré et Zinado (dans la même commune), avec aussi la commune burkinabé de Salogo, les deux communes étant situées dans la province du Ganzourgou.

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,

En 2019, la commune comptait 14 888 habitants, en diminution de 5,23 % par rapport à 2013 (Essonne : +3,81 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Lors du premier recensement intervenu en 1794, Verrières-le-Buisson comptait mille cinquante-quatre habitants, chiffre relativement stable jusqu’au recensement de 1821 où elle dépassait à peine les mille âmes avant de reprendre une lente progression pour dépasser mille cent cinquante personnes en 1846. En 1851 intervint une nouvelle chute, la commune perdant presque un dixième de sa population avant une nouvelle ascension jusqu’à la perte de soixante habitants au sortir de la guerre franco-prussienne de 1870 et l’occupation prussienne. La progression reprit, avec un bond à plus de mille quatre cents personnes en 1886 grâce à l’ouverture de la ligne de Sceaux, la commune comptant plus de mille cinq cents habitants en 1901, elle poursuivit son expansion malgré les deux conflits mondiaux pour dénombrer en 1946 trois mille cinq cent quatorze habitants. Implantée en banlieue parisienne, elle connut un développement comparable aux autres villes du secteur, répondant au besoin pressant de logements, elle connut une explosion démographique pour atteindre onze mille quatre cents habitants trente ans plus tard et plus de quinze mille dès 1990. Le recensement organisé en 2006 a permis de dénombrer quinze mille huit cent quarante-huit résidents, en légère régression. L’immigration ne représente qu’une faible part de cette évolution puisqu’en 1999, seulement 4,2 % des Verriérois étaient de nationalité étrangère avec une répartition de 1,1 % de Portugais, 0,4 % de Tunisiens et Algériens, 0,3 % de Marocains, 0,2 % d’Italiens, 0,1 % d’Espagnols et de Turcs.

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,9 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,9 % la même année, alors qu'il est de 20,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 7 072 hommes pour 7 869 femmes, soit un taux de 52,67 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,02 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Équipements d'enseignement

Les établissements scolaires de Verrières-le-Buisson sont rattachés à l’académie de Versailles.

La commune dispose sur son territoire[Quand ?] des écoles maternelles du Bois Loriot, du Clos Fleuri, des Gros Chênes et des Prés-Bouchard, des écoles élémentaires Paul Fort - David Régnier et Honoré d'Estienne d'Orves.

La poursuite d’étude se fait ensuite au collège Jean Moulin. Les élèves vont ensuite dans l’un des lycées de la commune voisine de Massy.

S’ajoutent à ces établissements publics deux écoles privées, l’école primaire catholique Notre-Dame de l’Assomption et l’école libre Rudolf Steiner appliquant la pédagogie Steiner-Waldorf.

Les jeunes enfants sont accueillis dans plusieurs structures municipales ou familiales, dont les crèches La Vaudonnière, Louise de Vilmorin, La Pouponnière et Saint-Fiacre. Un centre de loisirs accueille les enfants en dehors des périodes scolaires.

Équipements culturels

La culture à Verrières-le-Buisson est accessible grâce à la médiathèque André Malraux en centre-ville et son annexe de La Potinièrequi totalisent plus de soixante-cinq mille documents sur divers supports[Quand ?].

À proximité directe se trouve le conservatoire de musique à rayonnement intercommunal Charles-Koechlin agréé depuis 1993. S’ajoutent le centre culturel Le Colombier, devenu en 2018 Espace Bernard Mantienne qui sert de salle de conférence, de théâtre et de salle de cinéma classée « Art et Essai ». Le musée André Malraux retrace l’histoire locale.

Équipements sportifs

Verrières-le-Buisson dispose de plusieurs installations sportives disséminées sur l’ensemble du territoire. La plus importante est le stade Robert Desnos équipé de douze courts de tennis, d’une piste d'athlétisme et d’un terrain d’honneur engazonné. Il est complété par le stade des Justices qui dispose d’un terrain de football et d’une piste d’athlétisme. Les deux gymnases Jean Mermoz et de la Vallée à la Dame servent de salles polyvalentes, le parc de la Noisette dispose d’un terrain de football, un centre équestre a été aménagé à proximité de Bièvres ainsi qu’un practice, une piste de bicross et un terrain de golf de neuf trous. Les plateaux libres d’évolution d’Estienne d’Orves, de Breuillet, de l’Hexagone, de la Tournelle, des Gros Chênes et du Poulinat permettent la pratique du football, du basket-ball, du handball.

L’association TUVB (Trait d’Union Verrières-le-Buisson) est la principale organisation sportive de la commune. Elle rassemble diverses disciplines[Quand ?] dont les arts martiaux, l’athlétisme, la danse, l’escrime, lefootball, la gymnastique, le handball, l’escalade, la randonnée pédestre, le tennis de table ou le yoga. L’association organise en outre différentes manifestations autour du handisport.

Équipements de santé

Verrières-le-Buisson ne dispose d’aucun hôpital ou clinique sur son territoire, les urgences et pathologies sont traitées par le centre hospitalier privé Jacques Cartier de Massy. Elle regroupe cependant quatre structures d’accueil des personnes âgées avec les résidences du Bois et de la Fontaine et les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes Paul Gauguin et Léon Maugé. Vingt-neuf médecins et douze chirurgiens-dentistes exercent[Quand ?] dans la commune

Autres services publics

Village devenue petite ville, Verrières-le-Buisson accueille aujourd’hui une agence postale, seule représentation des services publics dans la commune. Une étude de notaire est implantée en centre-ville. La sécurité est assurée par le centre de secours de Massy et le commissariat de police de Palaiseau. L’organisation juridictionnelle rattache les justiciables Verriérois au tribunal d’instance de Palaiseau, au conseil de prud’hommes de Longjumeau et au tribunaux de grande instance et de commerce d’Évry tous dépendants de la cour d'appel de Paris…

La ville s’est dotée d’un office de tourisme.

Lieux de culte

La paroisse catholique de la commune est rattachée au secteur paroissial de Massy-Verrières et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes, elle dispose de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption et de la chapelle Saint-Augustin de Grais. Les sœurs missionnaires de Notre-Dame d'Afrique disposent à Verrières-le-Buisson d’une maison de retraite équipée de la chapelle des Sœurs Blanches, ouverte au public.

L’association juive AIVB dispose d’une salle de prière.

Médias

La commune est située dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif. L’hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales dans son édition Nord-Essonne comme la station de radio EFM.

Économie

Verrières-le-Buisson est intégrée par l’Insee à la zone d’emploi de Boulogne-Billancourt qui rassemblait en 2006 868 808 habitants, les Verriérois comptant pour 1,82 % du total. Dans cette zone d’emploi, Verrières-le-Buisson se caractérise par son côté fortement résidentiel, aucune des grandes structures n’étant présentes sur son territoire, la commune ne comptait ainsi en 2007 que six cent quatre-vingt-une entreprises immatriculées dont 64 % évoluaient dans le secteur des services, elle ne dénombrait la même année que quatre-vingt-neuf créations d’entreprise, l’ensemble employant trois mille six cent trente personnes. En 2000, quatre exploitations agricoles étaient encore en activité sur un total de cinq hectares cultivés, exclusivement consacrés au maraîchage, elles occupaient ainsi neuf personnes. Les entreprises de la commune sont principalement groupées dans les zones d’activités des Gardes et des Petits Buissons. Depuis novembre 2005, la commune est au cœur de l’opération d'Intérêt National de Massy Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Un marché se tient les mercredis et samedis.

Emplois, revenus et niveau de vie

La population active était évaluée à sept mille trois cent cinquante sept personnes, soit le double des emplois disponibles dans la commune, 5,8 % de la population était au chômage, ainsi 84 % des actifs travaillaient dans une autre commune et même 62 % dans un autre département, donnant à la commune des airs de « cité-dortoir ».

La population verriéroise est cependant relativement privilégiée puisque 87,8 % des actifs étaient salariés et près de 80 % disposaient d’un contrat à durée indéterminée ou étaient titulaires de la fonction publique. Si la catégorie socioprofessionnelle majoritaire des emplois était en 2006 celle des professions intermédiaires, la majeure partie de la population globale relevait de la catégorie des cadres pour 25,9 % des quinze ans et plus, suivie de près par les retraités (24,4 %). Les revenus qui en découlent permettent à la commune de disposer de 76,4 % de sa population assujettie à l’impôt avec un revenu net imposable moyen fixé à 45 741 euros en 2006. Le revenu fiscal médian par ménage était en 2007 de 32 013 euros, ce qui plaçait Verrières-le-Buisson au cinquante-septième rang parmi les 30 714 communes de plus de cinquante ménages en métropole et au troisième rang départemental. Plus de 69 % de la population était propriétaire de son logement, une maison individuelle dans 54 % des cas.

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 53 231 €, ce qui plaçait Verrières-le-Buisson au 155e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole.

Culture locale et patrimoine

Patrimoine environnemental

Près de 55 % du territoire municipal ont conservé un caractère dit rural, en grande partie occupés par la vaste forêt de Verrières qui couvre cinq cent cinquante hectares constitués de chênes, châtaigniers, frênes, charmes et bouleaux. Elle est gérée par l’Office national des forêts et recensée par le Conseil général au titre des espaces naturels sensibles. Au sud de ce massif subsiste la plaine d’Amblainvilliers, consacrée à l’agriculture maraîchère, elle est incluse dans une zone soumise au droit de préemption départemental. À l’extrême sud, les bords de Bièvre sont eux aussi classés au titre des zones humides sensibles. La commune dispose aussi de deux arboretum, l’arboretum municipal et celui d’origine, l’arboretum Vilmorin qui totalisent à eux deux 5,5 hectares. La commune est bordée au nord par le parc de la Noisette et à l’est par le parc Heller et le parc du Breuil, constitutifs de la coulée verte du sud parisien et situés sur le territoire de la commune voisine d’Antony. Elle dispose de plusieurs squares avec le square des Muses, le square Louise de Vilmorin, le square des Roses, le square des Bégonias. La commune est par ailleurs traversée par les sentiers de grande randonnée GR 11 qui ceinture l’Île-de-France et GR 655 qui correspond au chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle par la Via Turonensis.Une partie de la Réserve naturelle régionale du Bassin de la Bièvre se trouve également sur la commune.

Patrimoine architectural

Le patrimoine architectural de Verrières-le-Buisson est relativement varié des diverses époques d’occupation du site et bénéficie d’une politique de conservation et de classement importante.

Dans la forêt, des gisements préhistoriques constitués d’anciens ateliers du Paléolithique et du Néolithique d’une superficie de huit cent cinquante et mille trois cents mètres carrés ont été mis au jour et classés aux monuments historiques le 22 mars 1966.L’église Notre-Dame-de-l’Assomption, construite entre le XIIe siècle et le XIVe siècle a été inscrite en 1972.Six châteaux ont été bâtis entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle, dont :le château Vaillant du XVIIIe siècle classé en 1959 et inscrit en 1965,le château de Vilmorin du XVIIe siècle partiellement inscrit en 1965,le château du Bois-Loriot du XVIIe siècle,le château de Mignaux du XVIIIe siècle,Le château de Marienthal.l’actuelle mairie du XIXe siècle, la distillerie de la Croix-Rouge construite en 1901, le lavoir d’Amblainvilliers de 1855 restauré, le moulin de Grais à Amblainvilliers construit en 1674 propriété de la commune actuellement maison de quartier.Le réduit du bois et les batteries de la Châtaigneraie, du Terrier, d’Igny et de Bièvres construits au sortir de la guerre de 1870 dans la forêt constituent des exemples d’architectures militaires de la fin du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Verrières-le-Buisson :

Louise de La Vallière (1644-1710), favorite de Louis XIV y vécut.Louis V Joseph de Bourbon-Condé (1736-1818), prince du sang fut le dernier seigneur d’Amblainvilliers.Jean-Baptiste Say (1767-1832), économiste et journaliste y vécut.Philippe André de Vilmorin (1776-1862), horticulteur y vécut.Jean-Baptiste Philibert Vaillant (1790-1872), homme politique et maréchal d'Empire y vécut.Marie Jean Pierre Hubert de Cambacérès (1798-1881), pair de France et homme politique y vécut.Édouard Drouyn de Lhuys (1805-1881), diplomate et homme politique y vécut et en fut conseiller municipal.Pierre Louis François Lévêque de Vilmorin (1816-1860), biologiste et chimiste y vécut.Charles Philippe Henry Lévêque de Vilmorin (1843-1899), botaniste y vécut et en fut maire.Marie Say (1857-1943), princesse Amédée de Broglie y est née.Marcel Cachin (1869-1958), homme politique y vécut en 1942, clandestinement.Paul Fort (1872-1960), poète et dramaturge y vécut.Jean Hugo (1894-1984), artiste peintre y séjourna.René Clair (1898-1981), réalisateur et écrivain y séjourna.Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944), écrivain et aviateur y vécut.Honoré d'Estienne d'Orves (1901-1941), officier de marine et résistant y est né et enterré.Mapie de Toulouse-Lautrec (1901-1972), journaliste y vécut.André Malraux (1901-1976), écrivain et homme politique y vécut et y fut enterré jusqu’à son transfert au Panthéon.Max Ophüls (1902-1957), réalisateur y séjourna.Louise de Vilmorin (1902-1969), écrivain y est officiellement née (bien que sa maison natale soit sise à Antony) et décédée.Anaïs Nin (1903-1977), écrivain y séjourna.Roger de Vilmorin (1905-1980), horticulteur et généticien y est né.Alain Cuny (1908-1994), acteur y séjourna.Paul Meurisse (1912-1979), acteur y séjourna.Ariane Borg (1915-2007), actrice y séjourna.Jean Simonin (1916-1993), homme politique en fut maire.Léo Ferré (1916-1993), chanteur et poète y séjourna.Daniel Wildenstein (1917-2001), marchand d’art et un historien de l’art y est né.Roland Petit (1924-2011), chorégraphe et danseur y séjourna.Zizi Jeanmaire (1924-2020), danseuse et chanteuse y séjourna.Jacques Verrières (1924-2009), acteur, chanteur, auteur de la chanson Mon pot' le gitan, y passa son enfance et y puisa son nom de scène.David Régnier (1925-1944), résistant y est né.Robert Hossein (1927-2020), acteur et réalisateur y vécut.Guy Chasseuil (1942-), pilote automobile français de rallye et d'endurance y vécut.Nguyen Thi Binh (1927-), ministre des Affaires étrangères du Gouvernement révolutionnaire provisoire du Sud-Vietnam, y a résidé de 1969 à 1973, durant les négociations des Accords de paix de Paris, entre les représentants des États-Unis d’Amérique et ceux du Viêt Nam.Bernard Buffet (1928-1999), artiste peintre y séjourna.Pierre Bergé (1930-2017), homme d'affaires y séjourna.Francis Borelli, (1932-2007), homme d'affaires y est décédé.Bernard Mantienne (1933-2016), homme politique en fut maire.Lucien Léger (1937-2008), criminel y commit son forfait.Christine Caron (1948-), nageuse y vécut.Françoise Abraham (1962), sculpteur et peintre, vit à Verrières-le-Buisson.Dieudonné M’bala M’bala (1966-), polémiste y vécut.André Bouchet (1967-), acteur et animateur de télévision y vécut.Bruno Roblès (1967-), animateur de télévision et de radio y vit.Astrid Pichegrain (1976-), pilote de moto-cross y fut licenciée.Sylvain Idangar (1984-), footballeur y vécut et y fut licencié.

Héraldique

Verrières-le-Buisson dans les arts et la culture

Une scène d’un épisode[Lequel ?] de la série télévisée Highlander avec Adrian Paul a été tournée aux abords de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption.L'écrivain Michel Houellebecq, dans son roman Les Particules élémentaires (1998), évoque une clinique psychiatrique de l'Education nationale située à Verrières-le-Buisson (pages 246 et 366). Mais il s'agit d'une confusion avec la commune de La Verrière (Yvelines), où se situe effectivement une clinique psychiatrique réservée aux enseignants.Plusieurs scènes du court-métrage La Cartouche, réalisé par Théodore Bonnet et Cyprien Iov, ont été tournées à Verrières-Le-Buisson. Le tournage de la première scène s'est déroulé sur le parvis de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption.L’actrice Rita Cargelo vit dans la propriété Les Ormes, appartenant à son fiancé, l’armateur Louis Rigaud, dans le roman policier ‘´ Drôle d’épreuve pour Nestor Burma’ˋ de Léo Malet.

Voir aussi

Bibliographie

Le patrimoine des communes de l'Essonne - tome 1, Paris, Editions Flohic, 2001, 1053 p. (ISBN 2-84234-126-0), « Verrières-le-Buisson », p. 112–123Georges Trébuchet et Christian Gautier, Une famille, une maison, Vilmorin & Andrieux, L’Historique de Verrières, 1982Georges Trébuchet et Christian Gautier, Occupation, Libération, Verrières-le-Buisson, L’Historique de Verrières, 1984 (ISBN 978-2-904029-01-1)Marthe Gautier, Christian Gautier, Verrières-le-Buisson, son histoire, son église, L'historique de Verrières, 1988Henriette Colin et Christian Gautier, Connaissance de Verrières, la Révolution française, L’Historique de Verrières, 1989 (BNF 35738691)Jean-Marie Jacquemin, Verrières vers hier, L’Historique de Verrières, 1991Georges Trébuchet et Christian Gautier, Images et Mémoire de Verrières-le-Buisson, Verrières-le-Buisson, L’Historique de Verrières, 1992, 175 p. (ISBN 2-904029-03-6, BNF 35686056)

Articles connexes

Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Verrières-le-BuissonChâteau de VilmorinChâteau Vaillant (Verrières-le-Buisson)Musée André Malraux (Verrières-le-Buisson)Arboretum municipal de Verrières-le-BuissonArboretum VilmorinForêt de VerrièresListe des communes de l'Essonne

Liens externes

Site de la mairie« Dossier complet : Commune de Verrières-le-Buisson (91645) », Recensement général de la population de 2016, INSEE, 25 juin 2019 (consulté le 3 juillet 2019).Ressources relatives à la géographie : Insee (communes) Ldh/EHESS/Cassini

Notes et références

Notes

Références

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